Le magnétoscope numérique partie 2.

La suite de mes aventures où depuis octobre j’ai donc adopté un pinguouin multimédia à la maison. Je n’ai pas écris là dessus depuis longtemps, principalement le manque habituel de temps mais on va dire qu’on va reprendre un peu les bonnes habitudes.

Pour mémoire j’avais donc décidé d’acheter une des premières carte mère à base de GeForce 6100 disponible sur le marché, en l’occurence une carte de marque Biostar. En rajoutant un processeur sempron 2600+ j’avais donc une bonne base de départ. L’ensemble étant dans un boitier Silverstone LC17.

Ma première erreur, plutôt habituelle quand on monte une nouvelle machine qui doit faire tourner linux c’est le choix d’un matériel un peu trop à la pointe. Résultat, le core graphique intégré à la carte mère n’était pas reconnu par ma distribution linux, du moins pas out of the box, l’ajout des drivers propriétaires de chez nVidia ne donna pas de meilleurs résultats. De même pour le son qui était un peu aux abonnés absent. Mais j’avais déjà tablié là dessus, et vu qu’il me restait une Fortissimo II de chez Hercules qui trainait dans un coin cela ne posait pas de trop gros problèmes.

J’ai donc ajouté une carte graphique à base de GeForce 6200, qui avait l’avantage d’apporté l’accélération vidéo qui est intéressante lorsqu’on sera à la TVHD, et qui est complètement FanLess, un détail qui a vraiment son importance pour un PC de salon, même si j’ai aussi à présent des impératifs de nuisance sonore pour monter ma machine de jeu. Parce que bon jouer en ayant l’impression que quelqu’un passe l’aspirateur à côté de vous cela n’est pas une sensation très intéressante.

Une fois la machine complété il ne me restait plus qu’à investir dans une Hauppauge PVR 150 pour la partie acquisition vidéo.

La distribution linux choisi fut une Ubuntu 5.10. Pourquoi une ubuntu ? Simplement parce que c’est une distribution que j’aime beaucoup et visiblement je dois pas être le seul. Et même si certains vous diront que pour monter un serveur ce ne serait pas le premier choix, cela reste un unix, hors un unix c’est apte à jouer au serveur.

L’installation se déroule sans accroc, mais après avoir booté et m’être retrouvé sous Gnome, je me rends compte que je n’ai pas de son genre aucune carte son détecté. Après une petite réfléxion concernant cette histoire je me souviens que la carte son est un peu sensible au slot PCI utilisé, j’ouvre donc la machine inverse la carte d’acquisition et la carte son, je reboote et là miracle j’ai du son.

Je me retrouve avec une machine fonctionnelle, où je regrette juste l’ajout de hardware supplémentaire. Sur une configuration windows j’aurais sans doute pu me passer de deux cartes sur les trois que compte la machine (carte son et graphique), même si pour le son il aurait fallu que j’ai une sortie numérique (optique par exemple) sur la carte mère et il s’avère que c’est un « bracket » en option, et pour trouver les options on s’accroche en principe.

Débute alors l’installation de MythTV qui est quand même pas mal simplifié par le système de package des distributions debian. Quelques instant plus tard MythTV est installé. Je récupère donc une version d’IVTV et je la compile (à noter que c’est une des rares choses que j’ai du compiler pour l’installation), IVTV étant l’interface permettant à MythTV de récupérer le flux vidéo de la télévision.

Je lance alors la procédure de « setup » de MythTV. C’est assez rapide si ce n’est pour l’installation des chaines où le système est pour le moins rudimentaire. Ainsi non seuleument il faut passer par un script externe qui s’ouvre dans une fenêtre shell (sans basculer le « setup » plein écran de MythTV, genre vous pouvez rester une demi heure face à un écran montrant une jauge en vous demandant ce qu’il se passe), mais de surcroit le set de chaine par opérateur respire le « pas sec ». Par exemple pour couvrir un maximum les chaines proposées par mon abonnement Canal Sat je suis obligé de sélectionner Canal Sat, TNT, Chaines Etrangères et Cable. Après que le script ait updaté la base de donnée avec les programmes on se retrouve à nouveau dans l’écran de MythTV où il va falloir assigner des numéros aux chaînes et là encore c’est fastidieux et très mal foutu au niveau ergonomie.

Dans la vie il faut choisir, et le setup en principe on l’exécute quand on a encore un clavier et une souris (ou au pire un VNC) et dans ce cas on a pas besoin d’avoir un écran avec des fontes de 3M et une interface à l’ergonomie pensée télécommande. Parce que pour tout dire au final j’ai lancé PhPMyAdmin et j’ai changé les numéros de chaines en tapant directement dans la BD, plus simple et efficace.

Après ces quelques manipulations j’ai pu lancer MythTV et regarder la télé en passant par mon serveur linux. Mais il restait encore pas mal de choses qui n’étaient pas sec, mais c’est pour un prochain post.