Le Jeu Vidéo au pays des Bretzels.

Un jeune chef d’entreprise, ami des cigognes, discourt sur le développement de jeux vidéos

Voulez-vous vous identifier ou vous enregistrer ?

Ces derniers jours, on a vu que cela s’agitait pas mal du côté de l’industrie musicale vu qu’une nouvelle mission vient d’être créé afin de proposer un plan de « lutte contre le téléchargement illégal sur internet ». Par moment j’ai presque l’impression de lire les derniers récit du conflit en Irak. Mais essayons de tirer aussi un parallèle sur le monde du jeu vidéo.

Globalement l’ensemble des arguments a été déjà jetés maintes fois sur le tapis. L’arrivée d’internet a effectivement transformé la musique, ou plutôt le CD musical, en simple commodité largement consommé par les internautes dans leur grande masse. Certains artistes qui ont une réflexion plus poussée sur la musique en sont déjà arrivés à ce point là. Il faut dire que cela ne nécessite pas non plus des années de méditation dans un monastère boudhiste. Globalement  l’idée est la suivante : le CD est une commodité et ce que l’artiste va à présent vendre c’est la performance en live, le concert.

Bien entendu certains ne l’entendent pas de cette oreille, principalement les industriels dont le business est principalement basé sur la vente de CD. Ces industriels se sont organisés en lobby puissant qui réagissent comme une bête blessé en demandant qu’on mette fin à leur agonie, qu’on soigne leurs blessures. Malheureusement, le net est sortie de la boite de pandore et je le vois mal y retourner. En effet ils rêvent de techniques de filtrages qui sont simplement au delà de ce qui pourrait être accompli par la technologie actuelle, il est tellement simple de déguiser des données sous une autre forme avec un ordinateur que le filtrage est utopique.

Maintenant si on peut largement comprendre la réaction des industriels, même si on peut déplorer le pathos déployé, celui qui se drappe dans l’étoffe de la culture, on ne peut comprendre le rôle de l’état dans l’histoire. A la base la mission de l’état serait de rassembler, hors comment parler de rassemblement quand est nommé à la tête d’une commission sur le téléchargement un des héraults principales de la croisade anti téléchargement surtout sur fond de renforcement des taxes sur la copie privée ? L’état est donc un des rares acteurs à ne pas jouer son rôle. Surtout qu’il y a du boulot à faire lorsque l’on voit la segmentation des différentes plateformes légales, la présence imposante de DRM qui réduisent à néant l’interropérabilité entre les différents baladeurs musicaux. Ainsi on assiste au même phénomène que dans la bataille HD DVD / Blue Ray, le publique attend un vainqueur qui puisse lui garantir la pérénité de son investissement et l’accès complet à la culture.

A présent regardons le parallèle dans le jeu vidéo. Notons en premier lieu que le jeu vidéo n’est pas considéré comme un produit culturelle au titre de copie privée. On ne peut pas donc invoquer la copie privée lorsque l’on duplique un jeu et l’industrie du jeu vidéo ne touche pas d’argent du fond qui collecte la taxe sur la copie privée. Ajoutons aussi que le jeu vidéo c’est en premier adressé à des gens à l’aise avec un ordinateur, et donc un publique qui présentait un taux supérieur à la moyenne de gens sachant se servir d’un graveur et des outils ad hoc. En gros, cela fait depuis bien plus longtemps que l’industrie du jeu se pose la question de la protection de l’oeuvre.

Nous serions donc à même d’en avoir tiré des leçons, mais ce n’est pas vraiment le cas. Il suffit de voir l’affaire Starforce ou plus récemment les débats autour de l‘activation de BioShock, nous avons des problèmes à traiter correctement nos clients. Et cela je dois dire me gène, je pense qu’à partir du moment où une protection embête plus un joueur légal qu’un pirate nous avons failli même si souvent le problème est que le développeur n’a pas trop son mot à dire sur la protection qui est implémenté. Les protections qui nécessitent le CD comme token pour le lancement du jeu sont acceptables mais pas idéal. L’activation par le réseau me semble plus idéal, si elle n’est pas limité comme c’est le cas avec BioShock

Néanmoins je pense qu’il faudrait plutôt travailler la récompense pour le client plutot que de chercher à punir le pirate, ce qui se traduit souvent en dégat collatéraux. Voir à diversifier les prix des jeux me semble aussi une piste à suivre, filler des avantages VIP aux gens qui ont dépensé de l’argent et ne pas systématiquement considéré une copie pirate comme de la perte sèche mais plus comme un outil de promotion. Cela nécessiterait un plus grand développement, en tout cas on a encore du pain sur la planche.

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4 commentaires

1  MMoi

« trop pauvre » n’est pas une excuse valable ;)

Il suffit d’acheter les jeux un peu dates (1 ou 2 ans en retard, pour une console suffit de se tourner vers une console en fin de vie), d’acheter en occaz (une facon de diviser le prix d’un jeu entre 2 gamers)…

Il existe pas mal de methodes pour s’en sortir a moindre frais, et comme je le dis souvent (mince ! je radote…), un jeu achete a quand meme une saveur bien differente d’un jeu telecharge.

Ecrit le 30 septembre 2007 à 6:19

2  MMoi

ps: et donc (j’oublie la moitie de ce que je veux ecrire), on n’est jamais « trop pauvre » pour jouer mais on l’est bien souvent pour suivre la « hype » des jeux et frimer un peu en ayant joue avant tout le monde au dernier street fighter prime alpha turbo ex plus edition caviar bling bling ^_^

Ecrit le 30 septembre 2007 à 6:19

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