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Quand la culture Web place la barre.
Ecrit par Whirly, classé dans Informatique. 1 commentaire.
Aujourd’hui je vais un peu parler d’un domaine où je suis plus utilisateur que créateur, en l’occurence les services web. Sous ce nom je place tous ces petits services de tous les jours qui sont ma foi fort utile et en principe fort bien fait. Ces services qui remplacent au fur et à mesure des applications natives grâce à leur disponibilité, la facilité avec laquelle ils vous permettent de transporter vos données voir même leur propension à créer de nouvelles applications en remixant d’autres.
Il y a fort longtemps de cela, je me souviens encore de la première « application web » que j’ai pu voir. A l’époque il s’agissait d’un service pilote de Pizza Hut qui permettait de commander une pizza, une action banale mais qui prenait une saveur particulière car c’est pas le biais d’un browser web qu’on y accédait. A l’époque le browser c’était mosaic, on devait être en 1995. Depuis le web a fait du chemin … mais visiblement pas pour tous le monde.
Ainsi tous le monde connait les google mail, google maps et autres netvibes. Ces services ont je pense pas mal fait évoluer notre consommation de l’internet, voir même ont eu un impact sur notre style de vie. Ils représentent un peu le pinacle de ce qu’il est possible de faire avec la technologie web actuelle en présentant des interfaces fonctionnelles et réactives (à l’échelle du net s’entend). Au delà de ces services phares nous utilisons tous des magasins en ligne type Amazon, des outils pour réserver des billets de train comme Voyages SNCF voir des services musicaux comme eMusic. Je m’arrête ici dans l’énumération qui risquerait de bien déborder voir de remplir des pages entières pour pas grande chose.
L’émergence de ces services web a donné lieu à la création d’une culture, cette culture possède ses codes, sa façon de fonctionner. C’est une culture de collaboration, où chacun donne accès à ses services aux autres afin de construire de nouveaux services en balançant le tout dans un gigantesque mixeur, le mash-up. Cette culture a donné lieu à des services vivant et vibrant que nous aimons utiliser au quotidien. Et pourtant, l’utilisation quotidienne de ces services nous donnes réellement l’impression de circuler sur une autoroute du web où tout est facile et intuitif et c’est quand nous sortons de cette autororoute pour utiliser la départementale d’un site mal foutu que nous nous rendons compte du degrés de raffinement et du niveau élevé d’attente qu’a créé cette culture.
Je crois que je n’ai plus besoin de citer « net entreprise » alias le portail-construit-par-de-grossses-SSII-qui-ont-rien-compris mais malheureusement ils sont nombreux les sites moches et pas pratique genre CDiscount. Le genre de site où vous vous demandez si les concepteurs ont un jour eu un accès au net. Voir des usines à gaz qui ramouille à mort genre le site pour les développeurs d’Intel où pourtant c’est pas les processeurs qui doivent manquer. On trouve des efforts à droite et à gauche comme par exemple le site de déclaration des impôts en France où la bonne volonté est visiblement entravé par des choix technologiques peut être inadéquat.
Et parfois j’ai l’impression que la technologie y est pour quelque chose, tant les sites webs un peu craignos ont une habitude à avoir une url qui fini en « .asp » voir où l’on sent la patte du J2EE poindre à l’horizon. Je me souviens encore d’une présentation d’une personne d’IBM sur les servlets où au fond de moi une petite voix me disait « merde quand est ce qu’ils s’intègreront dans la culture ambiante au lieu de vouloir tout refaire à leur sauce » tant il est vrai qu’appliquer le paradigme culturel permet de gagner en intuitivité pour l’utilisateur. Ce paradigme est aussi puissant car il permet de construire sur l’héritage d’autres, il suffit pour cela de voir le nombre de services sympas qui font usage de google maps. C’est pour cela qu’il constitue une force.
Néanmoins il faut se rendre à l’évidence qu’intégrer la culture web n’est pas forcément simple, surtout si l’on imagine que les sociétés qui développent doivent non seuleument avoir une direction qui va dans ce sens mais de surcroit recruter des individus sensibiliser à la question. Pour ce dernier point je pense néanmoins que c’est transitoire dans la mesure où de plus en plus de jeunes arriveront sur le marché de l’emploi avec un fort passif internet. Espérons que cela incitera les sites marchands à base de guirlandes clignotantes à plus s’inspirer de modèles du genre comme par exemple le site de Materiel.Net.
En attendant ce moment, je rumine ma frustration car cette culture web a pour moi vraiment placé la barre de mes attentes.













1 Strass
En ce qui concerne materiel.net, je trouve que l’intégration d’AJAX s’est faite de manière transparent et avec beaucoup de pondération, ce qui rend l’expérience utilisateur vraiment plaisante.
Pour en revenir à ton idée que les jeunes vont débarquer pour insuffler un nouvel air aux boîtes nu peu rétrogrades, je vois 2 freins principaux :
- la propension des boîtes rétrogrades à rester rétrogrades puisque tout leur modèle est basé là-dessus. Et j’ai rarement vu des boîtes se révolutionner d’elles-mêmes. En général, elle meurt ou se font racheter (dans les 2 cas, du fait de le leur poids, ça peut durer pas mal de temps, cf Alcatel).
- ensuite, la culture du web ne se limite pas à utiliser MSN et à envoyer des kikoo-lol à ses amis, ou à savoir rentrer du contenu dans une application web (comme le font les webmaster). Derrière ces grosses applis, il y a un énormé travail d’ingéniérie logicielle. Et pour ça, il faut… des ingénieurs (quand j’utilise le mot « ingénieur », je veux parler « des gens qui ont la culture de l’ingénieur », pas forcément des diplômes).
Ecrit le 21 mars 2008 à 12:48