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La minorité vocale
Ecrit par Whirly, classé dans Creative Patterns, Formation, Jeux, Linux. 3 commentaires.
Si on regarde le track record récent de Creative Patterns on se rends compte que nos derniers jeux sont ciblés « casual », c’est à dire à destination de gens qui ne sont pas des joueurs invétérés. Il s’avère qu’actuellement le jeu casual a le vent en poupe, d’un seul coup on découvre que des millions de gens sont prêts à mettre de l’argent dans des jeux si on leur propose un produit qui leur parle.
Cela a entrainé une réaction car d’un seul coup les vieilles recettes qu’on avait l’habitute d’utiliser ne sont plus les bonnes et il nous faut en déterminer de nouvelles. Cela passe par une remise en question de notre façon de considérer le joueur, et qu’est ce qui l’attire vers un jeu. Et pas seuleument peindre des jeux en rose en se disant que cela plaira aux filles.
Maintenant tout cela est bien sympa, notre industrie est en pleine expansion, mais en contrepartie on se prends les commentaires acerbes de tout un tas de hardcore gamer qui fustigent sans arrêt les « jeu de poneys sans intérêt qui ne sont que des grattes pognons pour débile mentaux » (je résume). Au bout d’un moment on en arrive même à croire qu’un jeu casual c’est forcément mal réalisé et sans intérêt, ce qui rend la tache de recrutement de collaborateurs plus difficile.
Mais toutes choses considérées, finalement il existe je pense la même proportion de jeu pour hardcore baclé et « sans intérêt », quoi que je guillemette ce dernier terme tant l’intérêt d’un jeu peut fortement varié en fonction du groupe considéré. Il suffit de regarder le bon vieux wargames à hexagone qui doit être chiant pour pas mal de gens mais qui passionne une frange suffisante de la population de gamer pour avoir le droit d’exister et en plus on leur casse rarement les bonbons.
La grande différence c’est sans doute que pour l’instant les « hardcore » maitrisent encore l’ensemble des canaux de communication. L’infrastructure aussi bien au niveau site web que magazine est largement dominé par des titres qui ciblent ce hardcore gamer. Cependant notre industrie étant en pleine mutation, cela est en train de changer. En attendant, il va encore falloir s’habituer à entendre gémir les gens.
3 commentaires
2 MMoi
Si les core gamers maitrisent les canaux de communication specialises, c’est bien le grand public (et son attendrissante – quoique parfois agacante -) qui maitrise les canaux de com generalistes (tele, journaux…).
Et donc, la minorite reste plus silencieuse que la majorite, car sa voix ne porte pas plus loin que ses propres membres. Communication de niche, en somme…
On est pas pret de voir un GTA4 traite de la meme facon qu’un Nintendogs (tous 2 excellents produits, au passage) dans le JT de Jean-Pierre Pernault.
Ecrit le 30 juillet 2008 à 2:40
3 Whirly
@Dedalus : Comme toutes les classifications binaires on ne traduit pas la réalité mais on introduit une classification qui aide. Comme le disait un gus « quand je vois ma soeur qui passe 6h d’affilé sur Alexandra Ledermann, peut on encore parler de casual ? ».
@MMoi : la différence je pense est que le hardcore est quand même bien plus revendicatif, la télé à la limite le hardcore elle s’en fout… sauf quand il faut faire du sensationnel sur TF1.
Ecrit le 30 juillet 2008 à 8:37













1 Dedalus
On peut aussi noter que la frontière entre joueur casual et joueur hardcore s’estompe. Un article à ce sujet est passé sur slashdot ou gamasutra récemment.
Ecrit le 27 juillet 2008 à 8:57