Hier nous avons donc retraverser la ville en direction de Downtown et Battery Park ( BA-TTE-RY comme dirait Metalica) afin d’aller jeter un oeil du côté de la statue de la liberté.
Autant le dire de suite, la statue de la liberté n’était pas mon objectif numéro 1. Demandez à des gens qui ont été la voir ils vous diront que c’est bien marrant de faire la queue pendant des heures juste pour voir l’extérieur à travers une lucarne. Par contre prendre déjà le ferry qui relie Manhattan à Liberty Island permet déjà d’avoir un joli point de vue sur la dame.
En fait mon objectif du jour était plus le musée de l’immigration d’Elis Island. Pour résumer, pendant le pic d’immigration aux Etats Unis, 15 millions de personnes sont passés par Elis Island pour être ou non admis aux Etats Unis. Cela donne un musée poignant où la charge émotionnelle est bien présente devant ces histoires de gens qui ont fui souvent des situations difficiles voir tragiques (famines, pogroms) pour aller chercher un futur meilleur de l’autre côté de l’océan.
On voit dans ce musée toutes le parcourt qu’il devait suivre dans ce « centre de tri » pour accéder à la terre promise, entre les examens médicaux, les tests d’intelligence et autre examen de situation judiciaire. Globalement la majorité (97%) étaient admis jusqu’à un tour de vis du à la pression populaire des gens qui pensaient qu’on ne pouvait pas accueillir plus d’individus.
Je pense qu’en visitant ce musée on réalise la chance que l’on a nous à n’avoir connu la guerre, la famine, ou la persécution pour ce que l’on est. On comprends aussi mieux l’esprit des américains, cette volonté d’aller de l’avant forgée dans le creuset d’une mythologie collective. En gros on a un fort sentiment de respect.
Et on repense à ces gens qu’on a entendu chouiner comme quoi c’est difficile d’obtenir un visa ou d’aller en Amérique du Nord pour bosser, c’est vrai qu’il n’y a pas de tapis rouge à la descente de l’avion, et qui ont simplement éviter de faire le petit saut qui parait si dérisoire face au sacrifice des autres. Et là on se dit qu’on a quand même un côté gaté pourri.






































