Ces derniers temps on a vu se succéder dans la presse spécialisée pas mal de déclaration choc, entre le type de chez Epic qui s’élève contre le marché d’occasion et les gus de chez Take two qui se disent que le modèle du payement mensuel récurrent c’est yabon. Le message ? Pas mal de gens aimeraient bien que le modèle du jeu vidéo change…
Ce n’est pas un secret dans la chaine de valeur du jeu vidéo, il y a pas mal d’intermédiaires qui bouffent de l’argent, je veux dire au delà du couple éditeur / développeur on trouve, le distributeur, le grossiste, le retaillant voir tous les différents trucs qu’on peut imaginer.
Ainsi si on prends un jeu sur Nintendo DS, avec un prix de vente à 35€, on se retrouve avec 10€ dans la poche de l’éditeur, tarif sur lequel le développeur ramasse quelques miettes après avoir recoupé l’avance initiale pour développer le jeu. Ces chiffres ne sont bien entendu qu’un exemple, j’ose espérer qu’Epic Games a un bien plus grand pouvoir de négociation.
Alors c’est quoi le rapport avec la choucroute et donc les déclarations sus mentionnées ? Et bien tout simplement nous sommes dans une phase de transition. A l’heure actuelle la plus grosse partie des ventes de jeux est faite par le retail, c’est à dire en magasin genre FNAC, Micromania et autres Gamestop. La vente directe par l’éditeur qu’elle soit matérialisée (vente de boites par correspondance) ou dématérialisée (vente en téléchargement direct) ne représente qu’une fraction réduite bien qu’en augmentation constante des ventes de jeux.
Les éditeurs, voir même les développeurs, aimeraient bien pouvoir directement toucher le client final car bien entendu dans ce cas là on touche beaucoup plus d’argent. Les services type XBOX Live sont dans ce cas de figure un apéritif pour le moins appétissant. En étant un peu réveur on pourrait même envisager une baisse du prix des jeux.
Mais le gros problème reste que nous sommes dans une phase de transition où les éditeurs ne veulent pas d’une guerre ouverte avec les détaillants, guerre où tous le monde risquerait d’y laisser des plumes. Alors tous le monde fait de la retappe pour savoir comment augmenter le pognon que cela ramène.
La proposition de Take Two est à ce titre intéressante dans la mesure où on pourrait avoir un modèle hybride retaillant / vente par téléchargement afin de ménager la chèvre et le chou. Cela permet de faire un glissement progressif vers un contrôle plus poussé de la vente de jeux par les éditeurs.
Pour l’instant néanmoins cela reste de la déclaration d’intention qui a plus pour but de tester la réaction des joueurs pour voir si ça gueule vraiment ou pas. Pour le coup d’Epic j’y reviendrais plus dans un autre billet qui parlera plus du marché de l’occasion.