Finalement après m’être bien pris la tête avec SFR, j’ai décidé de passer au camp d’en face. La couverture de Bouygues Télécom en 3G étant du genre anémique, je me suis naturellement dirigé vers chez Pamplemousse. Pourquoi Pamplemousse ? Parce que j’ai ajouté au coté agrume de l’Orange l’acidité de la pomme : comprendre que j’en ai aussi profité pour passer à l’iPhone.
On pourrait appeler ça un changement par opportunité, mais bon après avoir vu que SFR Business était une entité qui n’arrive même pas à travailler avec SFR tout court je me suis dit qu’il fallait que je me barre de cette maison de fou. Nous sommes déjà au niveau de la société développeurs sur iPhone, distribuer des iPhones à mes associés semble être une étape logique : leur donner des idées de ce qui serait marrant de faire sur iPhone.
Il était clair pour moi que j’avais besoin d’un smartphone. Je ne suis pas tous les jours sur la route, j’y suis même rarement mais quand je ne suis pas présent au bureau il est très pénalisant de ne pas avoir accès à mon mail. J’ai certes un portable, mais c’est un peu plus volumineux et surtout quand je vais dans des endroits reculés genre le Haut Rhin, on a rarement du Wifi.
L’iPhone semblait donc un choix judicieux, vu qu’actuellement c’est vraiment ce qui se fait de mieux en smartphone. Pour avoir essayé des produits à base de windows mobile, je me demande à quel public SM cela s’adresse. J’ai donc réceptionné le bazar et j’ai commencé à m’en servir. Mais rapidement je suis tombé dans le bon vieux cycle amour-haine que j’ai toujours eu avec les produits Apple.
Pour faire simple Apple c’est la définition du silo, une plateforme qui vous isole au maximum des autres plateformes, le tout dans le but évident de vous coller toujours plus d’élément Apple dans la face. Avant c’était iTunes qu’ils poussaient fortement en avant, maintenant on essaye clairement de vous coller du MobileMe dans la face. Pour en arriver là Apple est prêt à être vil, et ce n’est que sous une forte pression de boites que récemment la Pomme s’est décidé à supportouiller quelques produits Microsoft.
Cela donne une situation où actuellement Apple est une société plus anticoncurrentielle que Microsoft. Ce qui est d’autant plus ironique c’est de voir le nombre de libriste, ceux là même qui critiquaient avec beaucoup d’acidité et souvent de manière justifiée, se lancer dans l’achat d’un mac. Après vous avez deux parfums : ceux qui restent sous MacOS (parce que finalement vous l’avez payé, avec le premium de 20-40% pour avoir le droit à un logo en forme de pomme) et ceux qui installent promptement une distribution linux (ceux là aussi ont payé le premium).
Au final j’ai donc un superbe objet, qui me permet de lire mon mail en déplacement, me permet d’accéder à mes taches sur Remember The Milk et surfer le web de manière correcte mais tout cela est ternis par l’impossibilité de consulter le calendrier de ma société et une synchronisation de contact un peu foireuse. Pour l’instant je résiste encore à l’achat compulsif d’un macbook pour régler le problème et pour se faire il me faut beaucoup de concentration pour pas écouter les voix de geek dans ma tête.