En vouloir toujours plus…

La crise financière qui touche actuellement notre économie me pousse à coucher par écrit quelques pensées concernant ma petite analyse sommaire de la situation. En voiture pour un petit tour dans ma matière grise.

Pas la peine je pense de revenir sur l’état actuel de notre économie : la bourse a plongée, et les charettes se succèdent à une telle vitesse que peut être l’industrie automobile pourrait se recycler dans leurs fabrications.

Par dessus cette situation pas très glorieuse on a découvert quelques jolies pot aux roses, genre l’affaire Madoff. Cette dernière est révélatrice d’une certaine mentalité, que l’important dans notre société actuelle, le seul critère universel de mesure du succès, c’est l’argent. Pour obtenir cet argent qui fera de vous un « winner » au sens Cogipien du terme certains sont prêts à tous. Cela a toujours existé mais j’ai l’impression que de nos jours c’est devenu conditionné par la norme sociale.

Si l’affaire Madoff est répréhensible par la loi, on a de plus en plus de comportement borderline, de gens qui n’ont certes pas un comportement répréhensible par loi mais immoral. Il suffit de regarder le rythme actuel des « plan sociaux », un terme bien peu approprié. Je ne dispose pas de la comptabilité de chacune des entreprises en question mais il est clair que certaines d’entres elles licencient pour préserver leur marge opérationnelle. Quel sera le résultat sur les passagers de la charrette ? Une explication par le menu que finalement faire de l’argent à tout prix est un comportement normal ?

On le remarque déjà à tous les niveaux, entre l’employé qui se plaint des délocalisations et a une armoire remplie de fringues « made in china », du mec qui place de l’argent en cherchant le meilleur rendement tout en se foutant de savoir comment on atteint des rendements de ce genre et j’en passe. Au final notre système économique est un tout et les pressions sur les uns entrainent des pressions sur les autres.

On se retrouve donc avec des jeunes de génération Y qui veulent tout, tout de suite, sans avoir à fournir le travail en conséquence. J’ai ainsi eu quelqu’un qui avait pété un cable dans ma société et qui m’avait déballé qu’un mec avec son profil c’était du 4000 € net par mois qu’il devait gagné (le profile : graphiste technique, bac+2, environ 1 an d’expérience à l’époque). Au passage pour justifier ce niveau de rémunération il avait commencé à casser tout ses collègues de travail qui était « tous mauvais, certains plus que d’autres ».

C’est emblématique « moi contre eux », « moi avant les autres », « tout, tout de suite ». C’est pareil quand on voit une publicité d’une banque qui propose un rendement de 6,10%, à l’heure actuelle comment atteigne-t-il cette somme ?

Cette crise c’est peut être l’occasion de tout remettre à plat, je ne sais pas si cela sera fait, les élites en chargent n’ayant pas changé, elles mettront peut être juste un petit peu d’eau dans son vin. Ce n’est pas sur, finalement un président comme Obama crystallise les espoirs, surtout quand il arrive et commence par casser l’héritage du bushisme.

Alors punir les responsables de la crise ? Mais voyons, nous sommes tous responsables.

  • http://www.conquerirlemonde.com Dam’s

    Ben en fait, le principe de base de l’instinct c’est « toujours plus ».

    Toujours plus de gosses pour pérenniser l’espèce, toujours plus fort que les autres pour la reproduction, donc toujours plus d’argent, de pouvoir, etc…
    Après ça s’est transféré aux nations (plus de personnes pour être plus fort à la guerre), puis à la consommation de ces nations (plus consommer pour avoir le plus d’argent et être les plus forts).
    Le capitalisme c’est ce qui ressemble plus à l’évolution d’une espèce.

    Tant que le système est en croissance, ça va… mais dès que ça sature, c’est la catastrophe.
    A force de vouloir faire plus d’argent, on a inventé des façons pour faire de l’argent avec du vent: le mode de vie à crédit. Sauf qu’au bout d’un moment, ça se transforme en système pyramidal, et dès que la base se fragilise, tout s’effondre.

    Donc là on en est là, dans un système qui se casse la gueule de ses excès mais dont notre cerveau primitif n’est pas capable de remettre en place (allez dire aux gens d’arrêter de faire des gosses, de se contenter de peu, de plus acheter, de plus construire pour préserver la nature…).

    Bref, je vois pas trop de solution possible…

    C’était la pensée du jour du père Fouras… qui dit probablement pas mal de conneries d’ailleurs… Mais ça me semble être l’explication la plus logique de tout ce merdier…

  • Popy

    Oué Bon que l’on remette tout a plat j’ai quelques doutes !
    Quand on voit que les patrons de AIG se prennent des vacances au soleil tout juste après que l’état américain est renfloué l’entreprise et que toujours les même utilise 7 des 10 milliards qu’on leur a redonnés par la suite pour payer les primes et autres dividendes! Ça me fait douter d’une prise de conscience quel qu’elle soit.
    Ce qui me fait le plus peur c’est que dans le plupart des plans de relance il n’y a aucune contrepartie pour l’état. Que se passera t’il si les entreprise ne peuvent plus rembourser ?
    Ca me fait penser a un intervention de Jean Ziegler sur un plateau télé il y a plus d’un ans ou il expliquer avec sa façon très spectaculaire qu’il fallait 80 Milliard de dollars sur 5 ans pour éradiquer la faim dans le monde a cette époque ses détracteurs lui expliquaient qu’il était bien gentil mais que les caisses étaient vide et que bien entendu il n’était pas possible de sortir l’argent du chapeau qui plus est de l’argent publique. Ce sont c’est même détracteurs qui maintenant ont en train de nous expliquer qu’il est essentielle de les aider parce que sinon ça sera pire !!
    Pire que quoi des gens qui bouffent de la terre ?
    Pour rebondir sur ce que dit Dams je ne dirais pas que c’est l’instinct mais la cupidité qui pousse à toujours plus. L’instinct est généralement profitable à une espèce il ne conduit pas à sa perte.

  • http://www.mmud.info MMoi

    Arretez de tous parler d’argents, messieurs, ca me deprime T_T

    Sans faire l’autruche, on peut quand meme discuter de choses au potentiel creatif plus eleve qu’une crise economique, non ? ;)