Exportez ! Qu’ils disaient…

Si vous pratiquez un peu les dispositifs d’aide, vous vous rendrez rapidement compte qu’il existe tout une tranche d’aide avec pour seul but de vous permettre de vendre à l’export. Même sans aller jusque là s’il vous arrive d’écouter radio patron, on vous parlera souvent de la fameuse balance commerciale Française qui parait-il penche du mauvais côté (ça se discute, dirons certains économistes). Donc voilà, vendre à l’étranger, on veut vous motiver à le faire en tant que chef d’entreprise.

Il s’avère que dans mon activité on a forcément l’occasion de vendre à l’étranger, genre je n’ai pas de clients pour mon activité jeu en Alsace et bon la France a beau avoir de beaux éditeurs, il y en a quelques uns à l’aspect juteux en dehors de nos frontières. J’ai parmis mes clients un éditeur Italo-Anglais, dans notre exemple il sera plutôt italien d’ailleurs, en tout cas c’est la que mes factures finissent.

On peut donc dire que j’ai contribué à redresser la fameuse balance dans le « bon sens ». Cela se passait bien, jusqu’au jour où j’ai découvert un truc dont je ne soupçonnais pas l’existence et qui maintenant me pose quelques problèmes. Figurez vous qu’il existe des conventions internationales entre les pays et alors que vous croyez que l’Europe a mis fin à ce genre d’archaisme c’est pile poil à ce moment là que vous vous la reprenez dans la goule.

En l’occurrence figurez vous que toutes les sommes qu’ils me payent à présent sont minorés de 5%, 5% qui finissent au fisc Italien. Pour se justifier mon client m’avait envoyé une jolie lettre signé d’un certains Bérégovoy… oui oui c’est aussi vieux que ça. Maintenant vous vous dites que cela ne peux pas s’évaporer comme ça, on va pas confisquer 5% des échanges entre la France et l’Italie alors qu’on est même pas foutu de mettre en place la taxe Tobin. Et bien figurez vous que c’est là que cela devient drôle.

Ces 5% me seront restituer sur les impôts que j’aurais à payer à l’état français. En gros je paye maintenant une somme qui me sera restitué dans plusieurs mois, voir une bonne année. Bien entendu l’état ne vas pas me payer des intérêts faut pas déconner non plus. Certains me diront « c’est un crédit d’impôt ». Et bien non, perdu ! Car si je n’ai pas à payer d’impôt, genre dans le cas où l’année ne serait pas bonne, et bien cette somme est tout simplement perdu. Oui perdu, même pas reportable à l’exercice suivant, fin de l’histoire. Et bon chacun le sait 2009 va être une année de bénéfices records pour les PMEs… ah merde non.

Suggestion de mon comptable ? Surfacturer le client de 5%, bonjour la déontologie. Après l’état français qui distord la concurrence dans le jeu vidéo en France je voudrais l’état Français qui m’incite à exporter. J’en viendrais presque à vouloir m’installer dans une république bananière avec barême de corruption fixe et visible.

  • http://www.mmud.info MMoi

    Jolie pirouette, la fiscalite un peu de bonheur a portee de chacun. ;)