Le Jeu Vidéo au pays des Bretzels.

Un jeune chef d’entreprise, ami des cigognes, discourt sur le développement de jeux vidéos

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Le Samedi 8 Mai avait lieu au CPPlex. Le CPPlex qui porte ce nom en référence à Creative Patterns, la première société à avoir établi son QG au 17 rue des magasins, et non pas CCPlex comme j’ai pu le lire sur twitter, où je vais vraiment finir par croire ce qu’on raconte à TF1 sur les réseaux sociaux même si je ne crois pas en l’antéchrist. Je parlais donc du BarCamp Alsace 6.5, alias le BarCamp qui devait nous faire transiter vers le 7.

C’était le premier BarCamp que nous organisions au CPPlex, avec aux manettes Yann Klis et moi même et l’organisation fut sans faille, enfin c’est ce que dit Twitter, ce qui le fait d’ailleurs remonter en crédibilité dans mon classement personnel. Pour l’occasion nous avions donc transformé nos bureaux en quelque chose d’accueillant pour les Barcampeurs qui vinrent en nombre, à vue de nez une soixantaine de gens en simultanée ce qui allait de paire avec les 80 inscrits du site.

Après une rapide introduction d’une bonne demi heure, filmé pour l’occasion, ce qui est la preuve qu’avec toutes ces saloperies de média sociaux on peut même plus faire une petite vanne politiquement incorrect sans se retrouver sur Youtube ou Vimeo nous avons commencé les sessions.

BarCampAlsace 6.5 – Strasbourg – 2010-05-08 (33 minutes) from ChristopheDucamp on Vimeo.

Et je dois dire que cela a commencé très fort pour moi, vu que j’assistais à la session concernant l’agence de développement économique du futur. Cette session a rapidement dérapé (le fromage, dirait Yann) sur les aspects de financement des entreprises et vu mon expérience actuelle j’avais des choses à dire. J’étais sans doute un peu énervé, crispé voir en colère depuis que je me heurte à l’aversion en France de l’investissement dans l’immatériel.

Je reviendrais sans doute sur mon expérience personnelle dans ce domaine quand il sera temps d’en tirer les conclusions, aussi douloureuses soient-elles. Cette session ainsi que sa suivante ( « le financement haut de bilan » ) m’ont permis de comprendre que le mal n’est pas toujours dans le coeur des hommes (et des femmes, ne les oublions pas) mais que souvent on agit avec un ensemble de contraintes qui nous sont propres. Et que par exemple du côté institutionnel ou semi institutionnel les unités de temps ne sont pas les mêmes qu’au niveau d’une entreprise.

En tout cas nous avons quelques constats simples :

  • souvent les aides sont trop cryptiques, voir même imbitables. Cela donne lieu à la création de structures de consultant qui n’existent que pour permettre à des entreprises de toucher les aides auxquelles elles ont le droit. Le problème est qu’il s’agit là d’un parasitisme du système, voir l’installation de coterie de gens qui « connaissent » face à la masse qui ne sait pas. Cela pose le problème de savoir sur 1€ d’aide quelle part aide vraiment l’entreprise ?
  • pas mal d’entrepreneurs ne veulent pas de tous ces mécanismes d’aide et préfèreraient que les règles soient les mêmes pour tous. L’exemple est flagrant dans le jeu vidéo où les bénéficiaires du CIJV travaillent avec des coûts inférieurs de 20% à ceux qui n’en bénéficient pas.
  • il faudrait réduire le nombre d’acteurs, l’institution ayant une tendance à multiplier les agences.

Par la suite nous avons évoqué les pistes pour remédier à tout cela et comment financer l’innovation. Au final je crains que pour un entrepreneur qui ne lèvera jamais 150k€ de Love Money il est plus stage de bootstrappé sa société. Mais cela bien entendu limite les choses que l’on peut faire. Ou alors il reste la piste de l’exil.

Entre chaque session je me suis aussi transformé en « coffee man » en faisant tourner régulièrement les machines à café afin d’être sur que personne ne s’endort. Mais comme à l’accoutumée les sessions étaient plaisantes et les gens intéressants. Je pense que c’est principalement pour ça que je ne me sens pas obligé de remplir des comptes rendus de sessions détaillés car finalement l’important c’est le voyage, pas la destination. Je regrette juste que pas plus de gens aient assisté à l’histoire de wtfJeans, c’était non seulement très intéressant à écouter mais cela posait aussi quelques bonnes questions pour les gens qui souhaitent démarrer un business de vente en ligne. J’espère en tout cas pour eux qu’ils trouveront des solutions à leurs problèmes.

C’était en tout cas une très belle édition, comme on a pu constater au debrief le soir. J’ai depuis quelques amis en plus sur Facebook et Twitter et il semble que cela soit des gens intéressant. Rendez vous donc pour le prochain barcamp.

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Un commentaire

1  S.CHAMPLOIX

J’aimerais en savoir plus sur WTFJeans, n’ayant pas assisté â cette session.
Qui peut faire un feedback (ou l’aurait déjà fait) ?
Bien à toi.

Ecrit le 15 mai 2010 à 12:05

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