Fahrkarte für die Endstation

Le 5 et 6 Juin avait lieu à Konstanz en ALLEMAGNE (oui les majuscules c’est pour le crier) le Barcamp Bodensee, deuxième édition. La précédente édition avait eu lieu en 2008 et vu que c’était plutôt sympa bien que rempli de teutons dont certains probablement bavarois, nous avions décidé de remettre le couvert (alors là spéciale dédicace aux allemands qui vont utiliser google translator, aucune chance que cette expression passe à la traduction). Mon petit reportage en terre teutone.

On remerciera de suite Yann pour les photos vu que je ne retrouve plus le cable USB du mien, on va devoir faire sans. Alors certes Yann n’est pas très doué pour faire des photos mais c’est un choix par défaut. D’ailleurs s’il veut crier son désarroi il pourra le faire sur son blog. Mais retournons à ce reportage. Le Vendredi 4 Juin nous étions donc parti de Strasbourg pour rejoindre Konstanz, ce qui veut dire en gros traverser le Schwarzwald, alias La Forêt Noire en Français… oui comme le gateau avec les grosses cerises dessus. Après avoir découvert les joies de suivre un camion sur une route où le dépassement sent le sapin (oui on est en forêt et ça sera sans doute la mort), nous sommes finalement arrivé à notre destination.

L'Hotel où nous étions logés.

La frontière suisse

Là vous vous dites, mais mince ils sont en Suisse ?!? Et oui effectivement, nous avions réservé la chambre le Vendredi dans l’après midi. Résultat : impossible de trouver un hotel dans le coin de Konstanz. Après réflexion l’idée était qu’ils doivent être mal connecté avec internet et vu que leur coeur de cible ça doit être le teuton de plus de 60 ans ce n’est pas très étonnant.

L’hotel était fantastique, à la hauteur de ce qu’on attends des Suisses Allemaniques : accueil glaciale, le réceptionniste sinistre qui met vingt minutes à se pointer et sa première phrase c’est « j’ai pas reçu la réservation, il ne me reste plus de chambres ». Finalement il revient et nous dit qu’ils préparent la chambre. Préparer la chambre … à 22h … hmm … ils devaient cacher les cadavres ? Après avoir assuré le gîte, nous avions une petite faim. Le restaurant étant fermé (normal à 22h dans une région touristique), nous avons demandé s’il y avait un établissement dans le secteur succeptible de nous nourrir de cette fabuleuse gastronomie allemande, en gros un kebab quoi. Réponse du réceptionniste : je peux vous faire une spécialité locale. Nous avons alors accepté car il se faisait vraiment faim.

Résultat des courses il nous a alors servi une assiette contenant visiblement du poisson du Captain Iglo avec quelques crudités. C’était effroyable sur le coup, mais cela le devint encore plus 2 jours plus tard lorsque nous apprîmes le prix : 20 CHF !

Le plus marrant était à venir, vu que Martin et moi même avons alors fini dans la chambre « de secours ». En gros une chambre sans sanitaire, situé à côté de la machinerie de l’ascenseur avec une acoustique merveilleuse. Que du bonheur et réveil à 7h assuré ! Et pourtant nous l’aurions regretté ce lit quand le lendemain nous avons failli rester comme des cons devant la porte d’entrée de l’hotel la réception étant fermé à 00h00, réception à laquelle nous avions déposé nos clefs le matin même. Ah cette perspective de passer la nuit dans une voiture en compagnie d’une paire de gus passablement éméchés.

Heureusement Samedi matin il était temps de se mettre en route pour le Barcamp. Après une vingtaine de kilomètre dans un décor fantastique nous avons repassé la frontière suisse pour arriver à Konstanz. C’est d’ailleurs marrant cette promiscuité entre Suisse et Allemand, comme quoi l’or des Nazis ça rapproche. Sur place nous avons cherché la Fachhochschule, parce que le GPS de la voiture nous avait amené près d’une collection de bâtiments en bordure de lac et qui ne faisait pas trop Université. On doit sans doute être trop habitué à l’université un peu moche de Strasbourg du coup on perd l’habitude d’en voir des jolies. Et celle là elle était jolie.

Sur la photo on peut ainsi très bien voir le petit bar sympa juste devant le restaurant universitaire. Après réflexion je crois que si j’étais allé à cette université j’aurais sans doute fait une thèse au lieu d’un master, voir peut être deux doctorats, histoire d’être sur. Rapidement nous avons pu nous rendre compte que la « Panzer Organization » Allemande était de retour. 3 repas par jour assurés, le gâteau qui va bien à 16h, de la boisson à volonté dans des réfrigérateurs placés à des endrois stratégiques, un tableau de session « électronique », la sono qui va bien, des vélos en libre service pour faire du sport, et j’en passe.

Après la phase de présentation où j’ai pu constater que les Allemands ne croient pas du tout en une victoire à la coupe du monde de leur équipe de football, nous avons pu enchainer sur une présentation des sessions et paf au boulot…

J’avais décidé à la volée de faire une présentation sur ce que je sais de l’AppStore et de recueillir les avis des gens pratiquant l’Android Market pour voir si ce dernier serait une cible potentielle pour Creative Patterns. Les développeurs présent ont essayé de me décourager m’indiquant que sous Android les gens n’achètent pas les applications. En gros, les utilisateurs d’Android serait une bande de communiste sans aucun désir consumériste. Bien sur, et la marmotte elle met le chocolat dans le papier alu.

Je ne vais pas m’appesantir sur les différentes sessions auxquels j’ai participé, mais plutôt me concentrer sur les impressions d’ensembles histoire de vous donner une idée générale de ce barcamp.

  1. Il faut souligner l’organisation sans faille de ce Barcamp, et c’est pas de la petite mécanique. Il y avait abondance de nourriture, de wifi et de sessions. Tous le monde a mis de la bonne volonté à faire marcher le truc et c’était vraiment très fluide. Il faudrait quand même que je les insultes parce que sinon ils vont chopper un peu le melon, donc oui ces allemands sont des gros connards prétentieux. Voilà, ça c’est fait. Faudra encore que je le twitte en traitement préventif.
  2. Au niveau de la pratique de la langue les Allemands s’en sortent visiblement mieux en Anglais que nous autre Français. Il y a quand même quelques rétifs, le genre à demander en Allemand au début de la session si tous le monde comprends l’Allemand (bravo les mecs, ça c’est fort) voir ceux qui organisent des sondages foireux pour demander si on devrait pas faire les sessions en Allemand (oui mon gars, tu as eu 100% de vote pour l’Allemand, en même temps 7 mecs qui votent sur 150+ personnes présentes bonjour le côté représentatif). L’idée d’ailleurs est d’avoir un label « Barcamp International » afin d’indiquer qu’un Barcamp utilisera de l’Anglais si les gens ne comprennent pas tous la langue locale. Ca permettrait d’augmenter la présence de barcampeurs étranger parce que bon faire 500km pour découvrir qu’on comprends que dalle c’est pas super marrant. Je sens qu’en France on va bien rigoler.
  3. Les Allemands ont une approche du barcamp différente de la nôtre. J’ai l’impression qu’ils sont encore très « présentation avec slides powerpoint » là où en France on est plus dans la discussion et l’échange. Cette impression a d’ailleurs été renforcé lors de ma session où je n’avais strictement pas de powerpoint et que j’ai tout fait à l’oral en entamant le dialogue. J’ai un peu ramé par moment même si au final je pense que les échanges ont été bon. Peut être qu’il leur faudrait un peu plus d’esprit frondeur latin. Pour l’anecdote, la sessions sur le blogging professionnel m’a bien fait rigoler, genre le mec qui présente qui semble engueuler pendant une heure les gens devant lui et visiblement les gens ne bronchent pas.
  4. Le barcamp reste un exercice extrêmement énergisant, même si au bout de deux jours on a la cervelle en compote. Je me surprend quand même du peu de présence des Français. Genre le Bodensee c’est pas l’endroit le plus reculé d’Allemagne, genre c’est pas le « Barcamp Dänischenhagen ». L’endroit est d’ailleurs magnifique, la période de l’année propice au soleil et l’organisation sans faille. Merde faudrait qu’on leur tombe dessus comme les troupes Napoléonienne à Iéna.
  5. L’histoire de wtfJeans a l’air de toujours très bien fonctionné… à quand le film ?
  6. Il semble que les Allemands soient devenus végétarien… au retour dans le Schwarzwald nous avons du nous venger sur les cochons locaux accompagnés d’asperges.

Tout ça pour dire que j’ai passé un très bon moment et que j’attends le suivant de pieds ferme. En attendant je me tate pour l’AndroidCamp Stuttgart de dans deux semaines, en espérant qu’il sera international.

  • http://www.puupuu.org Mokona

    Je t’assure une vente sur Android ! Ok, tu ne vas peut-être pas rentrer dans tes frais. Mais il doit bien y avoir une paire d’autre acheteurs…

  • http://www.bretzelsandgames.com Whirly

    A un moment l’idée marketing que j’avais c’était de monter une société de dev qui ferait tout SAUF de l’iPhone et que l’ensemble de la communication serait basé là dessus.

  • pegzouille

    je trouve que dans ton short tu faisais très couleur local. En même temps le fait de m’appeler pour me souhaiter mon anniversaire ne t’as pas empêcher d’arriver à bon port.

  • gabriele

    Il a quoi son short, cela me rappel celui de papy en 40.
    Et j’accepte l’idée de tout sauf de l’iphone.
    La prochaine fois prends Peggy avec toi tu auras l’impression d’être dans un Scoubidou.