En écoutant Francine Leca ce week end au TEDxAlsace, elle a, à un moment, fait l’apologie de la sécurité sociale. Il est vrai que cette dernière n’a pas bonne presse en ce moment en France. Administration bureaucratique, hopitaux encombrés, on a tendance à la charger de tous les maux de la terre.
Et pourtant il est vrai qu’aucun d’entre nous ne s’est un jour exclamé « oh merde un cancer, je vais être sur la paille ». En France on peut se concentrer sur « vaincre sa maladie » et pas « comment le banquier va réagir quand je vais lui demander un prêt pour payer mon opération ». Ce dernier scénario parait si exotique, et pourtant nombreuses sont les séries américaines où à un moment où à un autre on a le droit à l’épisode du gus qui braque une supérette pour payer l’opération de sa fille, voir un film entier où cela tourne à la prise d’otage dans un hopital.
J’ai moi même pesté le jour où je suis passé à la sécu, à attendre mon tour en regardant une paire de fonctionnaire qui buvaient leur café en discutant joyeusement alors que devant eux s’étalait la cohorte des maudits de la terre. Mais au delà de cette simple considération, force est de reconnaître que nous avons réussi à monter un système social qui n’est pas trop mal, et il ne faudrait pas l’oublier.